Une création de : « …mais la Peau est si… » & Le théâtre de La PHALENE Anton Tchekhov Adaptation de Daniel Trubert

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30 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

La représentation du 25 Novembre 2017 (photos de Virgile)

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15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

La Première le 11 Novembre 2017 au Théâtre Les Enfants Térribles

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15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

Déjà le dernier filage le 09 Novembre 2017

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

Installation au Théâtre le 5 Novembre 2017

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

Filage du 19 Octobre 2017 (Photo de Fred)

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

Filage du 2 Novembre 2017 (Photos de Fred)

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30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Filage du 26 Octobre 2017

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21 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Filage du 1er Octobre l’après-midi en costumes

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Filage du 1er Octobre 2017

11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Anne-Marie Couly : l’entretien

Anne-Marie Couly : l’entretien.

 -     Salut, Anne-Marie !

-     Bonsoir Daniel.

-     Dis-moi, comment as-tu attrapé la maladie du théâtre ?

-     Oh là là ! Il faut remonter très loin. Je dirais plutôt la maladie de la scène,  devenue plus tard, celle du  théâtre. La première fois que je suis montée sur les planches, j’avais six ans.  J’interprétais, dans un petit ballet le rôle d’un  lapin qui dansait autour d’un champignon… Voilà ! Après, j’ai régulièrement joué des petits spectacles de danse à l’école. C’est au collège puis au lycée que j’ai abordé la pratique théâtrale dans le cadre d’activités de loisirs les jeudis après midi. C’était sans prétention, mais je m’amusais. A Pau où j’ai passé mon adolescence, il n’y avait pas de conservatoire d’art dramatique et assez peu d’offre en la matière (à l’époque). Mon seul contact avec cet univers passait par les pièces du répertoire que j’étudiais  dans les petits formats de la collection Bordas ou par la télévision.

-     « Au théâtre ce soir » ?

-     Oui exactement, je regardais tout ! J’avalais tout avec le même plaisir. Racine, Marcel Achard, les comédies de boulevard. Il y avait le petit théâtre de la jeunesse, aussi !  Ensuite  je suis arrivée à Paris pour prendre mon poste au Ministère des Finances et je me suis précipitée dans des cours de théâtre divers et variés. Pas toujours intéressants, mais j’apprenais et découvrais le milieu. C’est en  1986 que s’est produit le déclic avec la découverte du Cithéa véritable salle de spectacle qui se situait au 97 de la rue Oberkampf à Paris 11 éme.  C’était une petite salle de 50 places, avec fauteuils et rideaux en velours rouge. Le rêve ! Au bout de trois ans de cours, de stages mensuels et de représentations de fin d’année, avec cinq camarades dont Annie Pouilhès, nous avons émis le souhait d’aller plus loin et c’est ainsi qu’est née  la troupe de « Théâtre en actes » ! Avec l’accord de Lucien Marchal le directeur. Nous étions six et fonctionnions à raison de trois spectacles par an.

-     Trois spectacles par an, ce n’est pas rien !

-     Non, mais on était jeunes. Voilà ! C’était une aventure extraordinaire ! La réalisation de mes rêves. Ces années d’apprentissage m’ont permis de peaufiner ma culture littéraire. Bon,  je sais plus où j’en suis, ni même quelle était la question d’origine ?

-     Je te demandais comment tu avais attrapé la maladie du théâtre ?

-     Ouais, bon, c’est ça…  j’ai répondu.

-     Est-ce que tu es entrée facilement dans l’univers de Tatiana ?

-     Alors là, je n’ai eu aucun problème. Est-ce que je peux  ne pas répondre directement à ta question, parce que mon cheminement de réponse est un peu compliqué.

-     Oui, ben je t’en prie, complique, complique…

-     Tchekhov, est un auteur archi connu et étudié dans tous les cours. Donc, quand tu m’as proposé Tchekhov, j’ai pensé « encore » et en même temps, j’y ai vu un heureux présage, puisque le tout premier spectacle de notre troupe était un Tchekhov qui s’intitulait «  Champagne assez moi, l’expression ».

-     Je peux te demander quelles étaient ces pièces ?

-     Il y avait,  « L’ours »,  « Les méfaits du tabac » et « La demande en mariage ».

-     D’accord.

-     Je dois cependant avouer qu’en juillet 2017, je ne connaissais pas les pièces,  « Une noce » et « Tatiana…Répina » ! J’ai trouvé la fusion des deux complètement loufoque et j’ai pensé, je te l’avais dit, à un Feydeau !

-     Oui, je me souviens…

-     J’ai tout de suite remarqué qu’il y avait de véritables scènes de comédie. Et j’ai vu en même temps la première difficulté : jouer vite ! Il est vrai que je sortais de la pièce  suédoise « Plus vite que la lumière »,  un spectacle à 14… Je vais te dire  un truc, mais ça n’est pas péjoratif, ça fait bande de  « branquignols » ! On interprète tous des personnages assez farfelus dans une noce qui dérape. C’est plutôt rigolo non ?

-     Tout à fait.

-     J’y vois même une certaine parenté avec l’esprit du café-théâtre dans la forme.

-     Ah oui, …

-     C’est un Tchekhov joyeux…bien dans l’esprit de l’auteur qui écrivait des comédies. Un de mes professeurs de théâtre  disait qu’un Tchekhov ennuyeux était un Tchekhov raté ! Je ne pense pas que nous serons ennuyeux.

-     Non.

-     Mais qu’est-ce que tu joues dans cette pièce ?

-     Alors j’y joue Tatiana… euh !

-     Si tu jouais Tatiana, tu serais morte !

-     Je n’aurais rien à faire… Je joue Nastassia , la mère de la mariée, un personnage pas très instruit, une espèce de bécasse, parvenue, et près de ses sous. Pas mauvaise au fond,  facilement admirative des autres, naïve et blessée, par le comportement de son mari…C’est peut-être un personnage qui compense par une certaine autorité et une fierté toutes ses frustrations, je ne sais pas… Ce n’est pas ça ?

-     Si, si, tout à fait, tout à fait. Je trouve que tu la résumes bien.

-     Le côté blessé, je ne l’ai trouvé que récemment. Mais je ne sais pas s’il est visible.

-     Si, si, je t’assure que ça se voit, surtout depuis quelques répétitions.

-     Es-tu bien entourée, scéniquement parlant ? Tes camarades, tout ça, ça se passe bien ?

-     Oh oui !

-     Je veux dire au niveau scène. Je ne te demande pas tes rapports personnels avec eux, mais au niveau scénique ?

-     Mais on peut en parler quand même, parce que mes relations avec certains d’entre eux ont déterminé ma participation  au projet.

-     Oui, ben oui.

-     Je connaissais Ronan et Julien au départ, toi bien sûr et  Annie qui nous a rejoints un peu plus tard. J’avais eu l’occasion de discuter avec Vanessa  après spectacle. Nicolas, je l’avais vu jouer. Quant à Alain Girodet, j’ai  partagé l’affiche de « Plus vite que la lumière ».  J’ai trouvé ceux que je ne connaissais pas très sympathiques et ils me sont vite, devenus  familiers.

-     Oui, bien sûr.

-     Tu dis « entourée scéniquement » ?

-     Non, non, je veux dire en scène. Cette personne qui est un peu blessée, malgré ses défauts de radinerie, etc… est-ce qu’elle navigue bien entre les différentes personnalités des autres personnages de la pièce ?

-     Il me semble que oui. C’est une cérémonie, et pas n’importe laquelle puisque c’est le mariage de sa fille, donc elle est un peu dans l’apparence, et le contrôle. Mais rien ne se déroule comme elle l’aurait souhaité. Elle  apprend des choses sur son mari qu’elle ne connaissait peut-être pas.

-     Non !

-     Mais bon, elle gère la situation comme elle peut en essayant   de sauver les apparences.

-     C’est surtout sur ton mari et sur ton gendre que tu cries, pas sur les autres. Même si la diva t’agace…

-     Non, pas vraiment car comme le télégraphiste et le général Anna fait partie des gens que j’admire socialement. Je trouve mon futur gendre un peu lourd.

-     Et puis il va te prendre des sous en plus de ta fille.

-     Ouais ! En ce qui concerne mon mari, je suis plus distante car je suis dans  le questionnement.

-     Ça rejoint ce que tu disais tout à l’heure : si ça se trouve, tu savais déjà ce que tu apprends dans la pièce.

-     En vrai, je ne sais pas encore.

-     C’est peut-être pour ça que tu es un peu agressive avec lui ?

-     Non, distante… Oui c’est vrai je l’empêche de boire…

-     Ce n’est pas l’heure, ce n’est pas le moment !

-     J’avoue que je suis un brin tyrannique, ce qui ne m’empêche nullement d’être  dépassée par les évènements.

-     Tu composes un personnage à accent dans la pièce, c’est difficile ?

-     Ah,  c’est une difficulté supplémentaire. Mais comme je sors d’une pièce où je jouais avec l’accent roumain, je dirai que j’étais préparée à ce genre d’exercice. Je cherche encore mes mots !

-     Oui, j’avais remarqué…

-     Oui, oui… je dois travailler le ralentissement de ma diction pour que mes propos soient audibles. Ça m’amuse… .

-     Tu as des projets ?

-     Oui, j’en ai un avec la compagnie dans laquelle je joue, le « Cheval à bascule ».

-     D’accord.

-     Pour l’instant, il est un peu prématuré d’en parler en détail car il est envisagé pour novembre 2018. Je peux d’ores et déjà dire qu’il est né d’une rencontre avec une jeune auteure-metteur en scène et comédienne diplômée du conservatoire national de Montpellier. Le spectacle sera intergénérationnel et s’accompagnera d’un travail vocal et chorégraphique. Nous sommes neuf comédiens.

-     D’accord.

-     J’en ai dit beaucoup je vais m’arrêter là ;

-     Et tes autres passions non théâtrales ?

-     J’ai toujours l’histoire de l’art, l’histoire tout court et l’écriture… J’ai participé à des ateliers d’écriture et d’art de la narration. La littérature, la lecture… J’ai écrit ma vie au bureau…et ailleurs ! Déjà trois fascicules.

-     C’est déjà pas mal…

-     Hé bien merci beaucoup !

-     Ah, c’est fini ?

-     Bonne soirée, Anne-Marie.

-     Bonne soirée à toi aussi… J’avais tellement peur de n’avoir rien à dire et de m’y tenir !

-     Mais je sais que tu en es capable !

-     Okay ; eh bien, merci beaucoup !

 

 

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